Nabulione Administrateur Messages postés : 169 |
Posté le 08/03/2007 05:41:37 | | 18 janvier 2007 - 00:255
Le dirigeant palestinien, Mahmoud Abbas a prononcé un discours anti-israélien très militant cette semaine, mais la majeure partie de son violent message a été perdue au cours de la traduction, du fait qu’il a recouru à une phraséologie obscure en langue arabe.
« Que fleurissent des milliers de fleurs, et que nos fusils, tous nos fusils, soient dirigés contre l’Occupation », a déclaré Abbas, faisant une claire référence à la vieille rhétorique du dirigeant communiste Mao Tse Tung.
Même des non-Arabes rompus à la pratique de l’arabe ont eu du mal à comprendre l’étrange forme verbale "da‘a" utilisée par le Dr Abbas, mais c’est une forme d’impératif qui signifie : "laissez-nous", ou "permettez-nous de commencer", de la racine du verbe arabe faible Wa-da-‘a (Waw, Dal ‘Ayin). [Voir Hans Wehr, A Dictionary of Modern Written Arabic, p. 1058].
La phrase est importante, en ce qu’elle montre que le Dr Abbas - qui a étudié à l’Université du KGG Patrice Lumumba, pour les dirigeants du Tiers Monde – donne toujours de l’importance à la rhétorique et aux tactiques révolutionnaires communistes ;
• Il persévère dans la "voie révolutionnaire" de Yasser Arafat, qui honorait également ceux qui recourent à la violence contre Israël.
• Il croit que la révolution palestinienne exige une violence soutenue contre Israël, et que cette violence peut, en fait, constituer un facteur d’unification entre Palestiniens - quoique Abbas ait dit que le moment opportun était un élément d’une importance décisive.
« Je l’affirme au maître des martyrs », a déclaré Abbas, en rendant hommage à Arafat, « vos fils poursuivront votre marche. Je vous le dis, vos lionceaux continueront ce combat (nidal), cette bataille (kifaah) jusqu’à ce qu’un Etat palestinien soit établi sur la terre de Palestine, avec Jérusalem pour capitale. »
« Ils nous ont tué partout, mais cette révolution, à cause de la détermination de son peuple, à cause de la détermination de sa jeunesse – cette révolution s’est poursuivie et se poursuivra jusqu’à ce que nous réalisions le rêve palestinien. »
« Depuis l’instauration de cette commémoration, nous avons cru en des principes que nous n’abandonnerons pas. Depuis l’aube de notre commencement, nous avons dit : 'qu’éclosent des milliers de fleurs et que nos fusils, tous nos fusils soient dirigés contre l’Occupation'. Et nous serons fidèles à ce serment : l’unité nationale renouvelée pour quiconque se soucie de la patrie et son devenir », a déclaré Abbas.
« Personne [ici] n’est criminel. Tout notre peuple est la main dans la main pour libérer notre terre », a déclaré Abbas, parlant du combat contre Israël qui unit tous les Palestiniens.
Pas une fois, dans son discours, il n’a condamné les attentats-suicide du Hamas, ni ceux de son propre mouvement, le Fatah.Toutefois, Abbas a clairement laissé entendre que la violence palestinienne devait être limitée pour des raisons pratiques, parce qu’elle « outrepassait les lignes rouges », mettant ainsi les Palestiniens en danger.
« J’ai entendu ici des bruits de tirs, et c’est interdit », a insisté Abbas, qui préside le Fatah et l’OLP, protestant contre la foule, largement favorable au Fatah, qui s’était assemblée pour écouter ses propos, dans la ville de Ramallah, au nord de Jérusalem.
Les commentaires d’Abbas ont été interprétés par les Palestiniens eux-mêmes comme une claire allusion au fait qu’attaquer Israël était un titre de gloire et non un acte condamnable.
Il a d’ailleurs rendu un hommage appuyé au défunt Cheikh, Ahmad Yassin, l’un des fondateurs du Hamas, l’inventeur des attentats-suicide à l’explosif, qui ont ravagé Israël de 1994 à 2004, après qu’Israël ait conclu plusieurs accords avec les Palestiniens.
Le Dr Abbas a semblé rejeter toute possibilité de compromis territorial, ou quoi que ce soit de moins qu’un rapatriement intégral des réfugiés palestiniens, et il a repoussé l’idée de la Secrétaire d’Etat Condoleeza Rice, selon laquelle un retrait israélien supplémentaire aboutirait à la création d’un Etat palestinien à l’intérieur de frontières temporaires.
« Aujourd’hui plus qu’en toute autre époque, nous devons rester fermement attachés à nos principes palestiniens, et ne pas accepter un Etat avec des frontières temporaires », a affirmé Abbas, ajoutant : « Nous ne céderons pas un pouce [de territoire] à Jérusalem ».
Abbas s’exprimait à l’occasion du quarante-deuxième anniversaire de la fondation du mouvement du Fatah – jour de la commémoration du premier attentat palestinien contre le système de pompage israélien des eaux, le 1er janvier 1965, et Abbas essayait de profiter de l’occasion pour unir la communauté palestinienne divisée, probablement en faisant d’Israël l’ennemi commun.
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